vendredi 8 février 2013

Petites confidences

Je sais que les Gurus et autres Experts vous ont dit des choses, ou vous ont impressionné avec des présentations PPT aux transitions variés. Ça semblait beau, pro, léché. Ça envoyait du rêve et répondait à vos questions par ce que vous vouliez vous voir répondre. Mais voilà...

Confidence : la "meilleure heure pour publier sur Facebook" n'existe pas.

That's right Bambi. Et pourtant des articles sur le sujet il y en a ! La vérité, c'est qu'un post Facebook disparaît quasi totalement après quelques minutes, à cause de l'EdgeRank. Que votre public n'est pas le public de toutes les autres pages. Que vous devez trouver le meilleur temps ou le meilleur jour pour poster pour eux, et non pour vous. Et... que ça demande du travail. Désolé ! :(
Quel beau soufflé !

Confidence : les 3/4 des outils de "social media analytics" sont inutile et chers.

Radian6, Bidule Pro, Wildtruc Pro, le tout à ouate-bazillion de dollz'... Soyons clairs : les pros n'en n'ont justement pas besoin. Certains outils clairs et concis vous facilitent la vie, comme Crowdbooster pour avoir des stats rapides et claires sur des éléments mesurables. Mais tout le bullshit autour de l'analyse du sentiment par exemple... si votre CM fait bien son job et ses repportings, c'est totalement inutile. Pour ça, ce pauvre bougre doit relever des stats et surtout les commentaire, puis les étudier... ce qui sous entend, eh oui, que ça va nécessiter du travail. Oh non :(
Cher et moins sexy qu'une feuille Excel

Confidence : les jeux concours, faites-en moins, faites-en mieux.

Cool : faire un jeu concours pour les fans de la marque, leur proposer des lots et des questions sympas en rapport avec vous, en profiter pour les remercier de vous suivre, les inviter à vous rencontrer avec le reste de l'équipe pour récupérer leur lot s'ils le souhaitent.
Pas cool : faire un jeu pour gagner des fans qui seront de toute façon des concouristes, dans le vent, pour vider votre budget mensuel de dotations. Envoyer un vulgaire mail type aux gagnants. Les obliger à être fan ou à opt-in à votre spam-letter pour participer. Manger du tofu.
Il va falloir retrousser ses manches, parce que c'est pas gagné apparemment. Ai-je mentionné qu'il allait falloir... travailler ? Woops !
Clique sur "j'aime" si toi aussi !

Confidence : vos abonnés sont des gens, pas des cibles

Là où le marketing est quelque chose de plus ou moins calculable, les gens qui ont choisi de vous suivre sur les divers canaux sociaux que vous utilisez ne sont pas là pour boire vos messages publicitaires au milieu de leur flux mais bel et bien pour échanger et vous faire des retours. C'est fou, ils agissent presque comme des... humains ! Dingue non ? Il faut donc nouer une relation avec eux. Ce n'est ni de l'amour, ni de l'amitié, et en aucun cas du marketing. C'est quelque chose d'autre. Appelez-le comme vous voulez. Mais contrairement au flux asymétrique du marketing tradi, ici, ça va dans les deux sens. Ça demande du temps... et encore du travail. Diantre !
Headshot ? Nope !

Confidence : prévoir si "ça va devenir viral", c'est comme deviner la météo avec un dé à 100 faces

La quête du buzz, meilleur moyen de faire quelque chose de froid et de bruyant. Passez moins de temps à harceler votre Community Manager pour savoir si tel ou tel contenu sera "viral"... Dans le meilleur des cas, il n'en sait rien. Dans le pire, il vous ment. Et s'il vous donne carrément un chiffre... donnez lui le plan vers la sortie. Votre Community Manager peut vous donner un insight de ce qu'aiment vos abonnés de manière générale, des dernières tendances, et j'en passe. Mais il ne peut pas vous garantir qu'un contenu deviendra "viral", et vous savez pourquoi ? Parce qu'encore une fois, vos abonnés sont des humains. Et les humains sont totalement imprévisibles. Du coup, pour pouvoir vous conseiller au mieux et vous empêcher un bad-buzz ou vous donner + de chances de réussir, et vous expliquer qu'il ne peut pas vous garantir "un nombre de vue, un ordre d'idée quoi !" ça lui demande... du travail. Fichtre !
La grippe, elle, se propage seule

Confidence : si votre produit ou service est mauvais, réparez-le avant de débarquer sur les médias sociaux

Ne gaspillez pas vos ressources : le temps et l'argent sont deux choses précieuses. Aller sur les réseaux sociaux avec un produit bancal... Pourquoi ? Quand on parlait de "se lancer dans le SM", on parlait de Social Media, pas de Sadomasochisme. Les réseaux sociaux sont un excellent moyen de montrer votre savoir-faire, de nouer des liens, et d’obtenir des feedbacks à moindre coût, certes. Mais si votre service de chambre est mauvais, mieux vaut éviter de demander à vos invités de signer votre livre d'or à la sortie. Ca va demander de la maturité, de la patience et... du travail. Palsambleu !


Vous aussi, vous avez probablement d'autres confidences : n'hésitez pas à les partager avec moi, ici, dans ce petit espace confidentiel entre vous moi et Internet.